Issu de l’Art Déco dans les années trente, symbole de confort, de détente mais aussi d’évasion –assis dedans, on pourrait aussi bien être dans une boîte de jazz que sur un Transatlantique-, le mythique fauteuil club ne se déniche plus que dans les brocantes, et encore très rarement. Voilà pourquoi, il y a deux ans et demi, Didier Rayssiguier a abandonné une carrière toute tracée dans la banque, pour se lancer dans l’aventure de la création et la fabrication de nouveaux fauteuils club, en utilisant tous les matériaux traditionnels qui en font des produits uniques. Car, autour d’une ossature en hêtre, le véritable fauteuil club est constitué de crin végétal, de ressorts biconiques, de toile de jute et toile bisonne, et enfin de basane (peau de mouton), teintée selon la couleur désirée. «Fabricréateur» comme il se définit puisqu’il dessine et conçoit les gammes de fauteuils, Didier Rayssiguier est entouré de plusieurs corps de métier nécessaires à la fabrication : menuisier, mégissier (tanneur de petites peaux), tapissier, sellier, couturier et coloriste. La gamme contemporaine, plus abordable Ce passionné n’hésite pas à créer ses propres modèles, toujours fabriqués de manière traditionnelle, évasant les accoudoirs (modèle Jazz Club IV) ou ajoutant de l’aigu aux angles (Jazz Club VII). Depuis six mois, sa gamme contemporaine, Breizh Club, conçue avec des garnitures plus actuelles, lui permet de proposer des tarifs à partir de 1350 € (contre 2000 € pour un fauteuil traditionnel). Pour les canapés, compter entre 2300 et 3800 €. Enfin, “Jazz Club” restaure aussi les fauteuils clubs oubliés dans les greniers, en prenant bien soin de toujours les revêtir de peau de mouton : «C’est elle qui offre un toucher incomparable», souligne Didier Rayssiguier. «Attention aux tapissiers qui la remplacent par de la vachette par exemple». |